Selon une étude récente de la SOFRES 61% des Français trouvent l'eau trop chère et 54% avouent consommer de l'eau en bouteille. C'est là tout le paradoxe français. La même personne qui fustige le prix de l'eau à 3,05€ (20 F) le m³, n'hésite pas à acheter de l'eau en bouteille 100 fois plus onéreuse. Eaux en bouteille qui en raison de la corvée et du prix, sont un faux palliatif car "réservées à la boisson" elle sont rarement "utilisées" pour la cuisine et à quoi bon acheter de bons produits, voire bio, si c'est pour les laver et les cuisiner dans une eau chlorée et chargée en produits chimiques. Croire enfin que la cuisson supprime les risques est faux car il faut faire bouillir l'eau plusieurs minutes à plus de 120° pour éliminer les bactéries, ce qui a également pour conséquence d'augmenter le taux de concentration des autres polluants.
L'intérêt de l'utilisateur est de disposer d' une eau filtrée, disponible instantanément et à volonté sur son évier dont il sera certain d'avoir éliminé le mauvais goût de chlore, les bactéries, les résidus de produits chimiques, médicaments, hormones, herbicides et pesticides, les nitrates éventuels, les métaux lourds et surtout les risques de contamination chimique où bactériologique accidentelles (plusieurs alertes par an avec interdiction de consommer) voire intentionnelles et cela pour un coût modeste de 2 à 3 centimes d'euro le litre, corvée d'eau en moins. Au delà de l'intérêt pratique et économique, filtrer son eau est écologique (sauf l'osmose Inverse qui gaspille 4 à 10 l d'eau par litre d'eau filtrée ) avec la réduction des bouteilles plastiques qui encombrent les décharges et polluent les incinérateurs et surtout la réduction de la pollution atmosphérique et la dangerosité routière crée par le transport quotidien de 15.000 tonnes de bouteilles... dont sans nier leur qualité à la source, qu'en reste t-il, si loin justement de leur source, ionisées, transportées et "mûries" au soleil des aires de stockage.
|